La moitié des entreprises belges prévoient d’embaucher au cours du premier semestre 2026
Les recrutements permanents augmentent principalement dans les domaines de la finance, de la comptabilité, de l’IT et du digital
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GRAND-BIGARD – La moitié des entreprises belges prévoient de recruter au cours des six premiers mois de 2026 dans les domaines de la finance et de la comptabilité, de l’IT et du digital, de l’administration, des RH, du support administratif et du juridique. Tels sont les résultats d’une nouvelle enquête menée par le spécialiste du recrutement Robert Half portant sur les intentions de recrutement des employeurs. En outre, 40 % des entreprises déclarent vouloir conserver leurs employés permanents actuels.
Selon Robert Half, cette tendance témoigne d’un regain de confiance progressif sur le marché du travail, après une période d’incertitude économique et de prudence de la part des employeurs.
« Après une période de pénurie manifeste, nous constatons que le marché de l’emploi se stabilise progressivement », déclare Iris Houtaar, Senior Director chez Robert Half. « Les entreprises recommencent à recruter plus activement, mais font preuve de plus de sélectivité lors de la guerre des talents. Là où la rapidité et la disponibilité étaient auparavant déterminantes, l’accent est aujourd’hui davantage mis sur l’adéquation culturelle, l’expertise pertinente et la valeur ajoutée durable qu’une personne peut apporter. »
Davantage de profils flexibles
En plus des embauches permanentes, les employés temporaires et sur la base de projet continuent à jouer un rôle important dans la stratégie RH des entreprises. En effet, 35 % des entreprises déclarent avoir l’intention d’embaucher des employés temporaires supplémentaires. Parallèlement, 51 % d’entre elles prévoient de conserver leurs collaborateurs actuels. Pour les profils sur la base de projet, ces chiffres atteignent respectivement 32 % et 51 %. Selon Robert Half, cette combinaison d’embauches permanentes et flexibles n’est pas une coïncidence, mais bien un choix délibéré.
« Un nombre grandissant d’entreprises allient des équipes permanentes à des profils intérimaires et sur la base de projet afin de garantir leur flexibilité », explique Iris Houtaar. « Les entreprises sont confrontées à des défis toujours plus complexes, tels que la mise en œuvre d’un progiciel de gestion intégré (ERP), de nouvelles exigences en matière de reporting ou une pression temporaire exercée sur des équipes clés. Pour répondre à ce type de besoins, le recours à une expertise spécialisée sur la base de projet constitue souvent la solution la plus efficace. »
D’après le spécialiste du recrutement, les entreprises ne considèrent plus les profils flexibles comme une solution de secours, mais plutôt comme un élément structurel dans leur planification de leur personnel.
Priorité aux recrutements dans la finance et l’IT
Deux domaines sortent clairement du lot dans les prévisions de recrutement pour le premier semestre de 2026 : la finance et la comptabilité, ainsi que l’IT et le digital. Dans ces deux secteurs, nous constatons une augmentation des recrutements permanents et une demande constante de renforts temporaires et sur la base de projet.
Dans le domaine de la finance et de la comptabilité, 61 % des entreprises déclarent vouloir augmenter leurs effectifs permanents, contrairement à 35 % d’entre elles qui préfèrent les retenir. La demande de profils temporaires est également en hausse : 45 % des employeurs prévoient d’embaucher davantage de collaborateurs temporaires, tandis que 46 % d’entre eux souhaitent maintenir le nombre actuel. En ce qui concerne les collaborateurs sur la base de projet, 34 % des entreprises prévoient de recruter du personnel supplémentaire, contre 58 % pour celles qui souhaitent fidéliser leurs collaborateurs actuels.
La demande reste également forte dans le secteur IT et digital, en particulier pour les profils permanents. En effet, 59 % des responsables en recrutement déclarent avoir l’intention d’embaucher de nouveaux collaborateurs permanents, tandis que 36 d’entre eux misent sur la stabilité. En outre, 36 % des entreprises prévoient de recruter des profils IT temporaires supplémentaires, tandis que 52 % d’entre elles comptent conserver le nombre actuel. Pour les fonctions sur la base de projet, il s’agit respectivement d’une augmentation de 38 % et d’un maintien à 56 %.
« La finance et l’IT restent des domaines qui posent des problèmes au niveau structurel », explique Iris Houtaar. « La numérisation, les obligations en matière de reporting et la transformation technologique poussent les entreprises à rechercher non seulement du personnel supplémentaire pour ces fonctions, mais surtout les compétences adéquates. Voilà pourquoi nous constatons une augmentation, autant en termes de recrutements permanents que de missions temporaires et sur la base de projet. »
Connaître sa valeur en tant que candidat
Pour les employés, l’année 2026 offrira encore suffisamment d’opportunités sur le marché du travail, même si la dynamique est en train de changer. Le nombre de candidats disponibles par poste vacant étant reparti à la hausse, les employeurs disposeront d’un choix plus vaste que ces dernières années.
« La question est moins de savoir « Qui est disponible ? », mais plutôt « Qui apporte une valeur ajoutée pour aujourd’hui et demain ? ». Cette réflexion s’applique aussi bien aux collaborateurs permanents qu’aux consultants qui travaillent sur des projets », conclut Iris Houtaar. « Les candidats qui savent mettre en avant leur expertise, qui sont prêts à apprendre et qui s’adaptent facilement aux changements restent attractifs sur le marché du travail. »
À l’attention de la presse
À propos de l’étude
L’enquête a été menée en ligne auprès de 500 employeurs en décembre 2025, à la demande de Robert Half, par Rigour Research (un partenaire de recherche indépendant). Les personnes interrogées travaillent dans les départements financiers, RH, opérationnels, administratifs et IT. Les employeurs travaillent dans de petites, moyennes et grandes entreprises des secteurs public et privé, parmi lesquelles des sociétés cotées en bourse en Belgique.
Contact
Mieke Van Eyck







