La folie de la Coupe du Monde va-t-elle s’inviter dans votre bureau ? Voici comment la gérer

Grand-Bigard – Dans un peu plus d’une semaine, le coup d’envoi de la Coupe du Monde de football sera donné aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Pendant un mois, le football sera donc à nouveau au centre de toutes les conversations. En tant qu’employeurs, comment gérer cet engouement ? Comment trouver le juste équilibre entre les passionnés de football et les collègues qui n’y accordent aucun intérêt ? Quelles initiatives peuvent être encouragées, et lesquelles doivent être évitées ? Pour Solange Meunier, Director chez Robert Half, une chose est sure : il est préférable de trouver un juste milieu.
Les amateurs de football ont déjà entouré en rouge la date du jeudi 11 juin dans leur agenda, car ce jour marquera le début de la compétition. Quatre jours plus tard, les Diables Rouges disputeront leur premier match contre l’Égypte, ce qui devrait attiser encore davantage la ferveur des supporters. Une ambiance qui promet d’amener de la convivialité sur le lieu de travail, mais aussi quelques visages fatigués. Avec des rencontres programmées principalement en soirée et durant la nuit, vos collaborateurs n’arriveront pas forcément aussi reposés que d’habitude au bureau le lendemain.
« Contrairement à la dernière Coupe du Monde au Qatar, la plupart des matchs se dérouleront cette fois entre 17 heures et 7 heures du matin. Il est donc logique que certains collaborateurs arrivent moins reposés sur le lieu de travail », explique Solange Meunier. « Les employeurs doivent donc garder à l’esprit qu’il s’agit d’une situation temporaire, et éviter de se montrer trop stricts envers des collaborateurs qui fournissent habituellement de meilleures performances. »
D’une source de distraction à un moment fédérateur
Plutôt que de considérer la Coupe du Monde comme une période de baisse de concentration, les employeurs peuvent aussi y voir une occasion de renforcer la cohésion d’équipe. Regarder les matchs ensemble, organiser un concours de pronostics ou mettre en place un mini-championnat en interne pourrait même renforcer l’engagement des collaborateurs.
« Les grands événements sportifs ont un pouvoir fédérateur, y compris sur le lieu de travail », souligne Solange Meunier. « Les entreprises qui font preuve de souplesse ou d’une attitude positive à cet égard prouvent qu’elles sont à l’écoute des préoccupations de leurs employés. Cela contribue à créer une ambiance agréable et peut même avoir une influence positive sur la rétention des talents. »
Il est toutefois important que la participation reste facultative. Tout le monde n’a pas envie de parler football ou de participer à des activités liées à la Coupe du Monde.
Que peut-on faire… et que faut-il éviter ?
Il est également essentiel de fixer des règles claires dès le départ. Il est tout à fait acceptable de porter un maillot des Diables Rouges les jours de match, à condition que cela ne nuise ni au fonctionnement de l’entreprise ni à son image. Le même principe s’applique à la flexibilité des horaires de travail ou aux moments informels.
« Une approche claire, mais raisonnable, permet d’éviter les tensions ou les malentendus », estime Solange Meunier. « Je pense notamment aux arrangements concernant la flexibilité, le code vestimentaire ou l’organisation d’activités. Des éléments simples comme le port d’un maillot de football ou d’accessoires aux couleurs de son équipe favorite ne posent aucun problème, pour autant que chacun se sente à l’aise. »
Dans les équipes mixtes, ce dernier point est particulièrement important. Tout le monde ne suit pas forcément la Coupe du monde ou ne supporte pas la même équipe.
Quel est le rôle du manager dans tout cela ?
Et qu’en est-il des responsables ? Doivent-ils garder leurs distances, ou peuvent-ils justement montrer l’exemple ? Selon Robert Half, les managers ne doivent en aucun cas rester en retrait.
« Les responsables ne doivent pas hésiter à profiter eux aussi de l’ambiance », conclut Solange Meunier. « En montrant eux-mêmes le bon équilibre entre enthousiasme et professionnalisme, ils donnent le ton au reste de l’équipe. Leur participation contribue non seulement à l’atmosphère positive, mais aussi à ce que tout se déroule dans les meilleures conditions. »
Contact presse
Mieke Van Eyck




